Après quelques temps d’absence, me revoici pour un nouveau billet. Je dois bien avouer que j’ai eu très peu de temps pour vous écrire dernièrement.
Force est de constater que le mois de novembre est arrivé avec son lot de déprimes passagères. Alors je voulais prendre le temps d’aborder ce sujet avec vous.
Effectivement il n’est pas rare pour beaucoup à l’approche de l’hiver de faire une petite dépression saisonnière. Elle est essentiellement due aux jours qui raccourcissent et à la diminution de la luminosité. Nous passons en hiver de 16 heures de soleil intense à 8 h de lumière plus faible. Plusieurs recherches mettent en avant que la sécrétion de différentes hormones comme la mélatonine en serait alors perturbée. Idem pour deux neurotransmetteurs : la dopamine et la sérotonine.
Si vous vous sentez fatigué, que votre humeur est dans les chaussettes, que vous avez un appétit qui augmente, un grand besoin de sommeil, une baisse de libido, une tendance à vous laisser abattre et des difficultés à respecter vos objectifs vous êtes sans doute concerné !
Alors que faire pour passer le cap en douceur ?
Une activité physique comme de la marche rapide, une demi-heure par jour en extérieur, vous permettra de prendre la lumière et de profiter de ses bienfaits. Ainsi l’activité physique vous permettra de sécréter de la sérotonine qui a un rôle important dans la régulation de votre humeur.
Votre alimentation doit rester saine et équilibrée. Attention à ne pas trop céder aux plats réconfortants de l’hiver ! Préférez les légumes vert et les aliments riches en vitamines B6 tels que le saumon, la morue, les pois chiches, les bananes, les noix….
Si vos symptômes sont importants je vous conseille la luminothérapie ! Je viens de me faire offrir un appareil et je dois bien l’avouer une demie heure chaque matin quand je prends mon petit déjeuner me rend beaucoup plus dynamique ! Après recherche il s’avère que le traitement est efficace pour environ 70% des cas. Ce qui n’est pas négligeable !
Retrouver l’envie!
Dans une période de creux on a aussi tendance à broyer du noir, à remettre en question sa vie, à penser que nous sommes dans l’échec, que nous ne sommes pas heureux…. Mais concrètement être heureux c’est quoi ? Le bonheur est propre à chacun donc on ne trouvera pas de définition toute faite ! Cependant voilà plusieurs pistes à envisager pour que vous puissiez le retrouver.
Pour commencer prenez soin de vous ! Tout commence par-là : pour se sentir bien dans sa tête il faut absolument se réserver un moment rien qu’à soi ! Chaque jour allouez-vous, juste un instant rien qu’à vous, vous y faites ce que vous voulez, faites de la méditation, bouquinez, buvez un thé en écoutant de la musique, mais dans la démarche il est important d’être seul et centré sur vous !
Positivez ! Essayez vraiment de sourire dès le lever, de sourire dans la rue, à vos collègues même s’il vous en coute. Vous verrez qu’une attitude positive, va vous permettre de vous sentir mieux et beaucoup plus en phase avec le monde qui vous entoure !
Respirez ! Comme je vous le dis très souvent c’est très important pour votre bien-être, je vous renvoie d’ailleurs vers un autre post : mieux respirer pour mieux vivre, si vous souhaitez approfondir ce point !
Ayez confiance en vous ! Vous êtes unique, il ne faut pas l’oublier, là encore le sujet a déjà été abordé précédemment alors n’hésitez pas à le voir ou le revoir en cliquant dessus : la confiance en soi.
Et pour finir un petit aparté sur nos désirs qui parfois nous perdent et nous font oublier l’essentiel.
En effet, tout ce qui demande un effort décuple le désir. On a alors beaucoup de mal à ne pas censurer les petits plaisirs, en ne cherchant à concrétiser que les choses extrêmement sérieuses et complexes. C’est souvent le cas dans le travail. Malheureusement c’est dans les petits plaisirs du quotidien que l’on retrouve l’envie. Alors qu’à ne faire face qu’aux défis et difficultés quotidiennes on finit toujours par s’essouffler. Il ne faut surtout pas négliger le besoin de repos, de stopper les cadences infernales que l’on s’impose parfois pour prendre le temps de respirer et de se recentrer sur ses besoins primaires. Au risque de perdre le goût des choses, l’envie. N’oubliez pas d’écouter votre corps, n’allez pas au bout de votre énergie ! Il est beaucoup plus facile de redresser la barre tant qu’il est encore temps. Quand le burn-out est là, le parcours est malheureusement bien plus complexe.
Avec ce petit billet j’espère que vous pourrez aller de l’avant pendant cette période difficile pour le moral et sourire à la vie ! A bientôt !
J’ai souvent eu et je continue à recevoir dans mon cabinet des patients peu à l’aise avec l’idée de ce que l’on appelle le « cracking, craquage, craquement ou autre remise en place » des articulations (pas des os comme je l’entends souvent). Ce genre de manipulation est appelé « structurel » dans le jargon ostéopathique.
Le bruit qui accompagne ces techniques résulte en fait d’un phénomène physiologique appelé « cavitation » : au sein d’une articulation sous pression et sous vide d’air, quand deux surfaces articulaires se séparent par l’action du patient ou du praticien, des gaz dissous dans le liquide synovial - liquide qui permet la bonne lubrification de l’articulation - se concentrent et forment une bulle sous la contrainte externe. La sonorité qu’on entend provient de la formation de cette bulle.
Voici une vidéo montrant ce phénomène capté lors d’une IRM d’une articulation métacarpo-phalangienne:
De ce fait, entendre un bruit lors d’une technique ostéopathique dite « structurelle » n’aura aucune valeur thérapeutique dans la séance. Ce bruit accompagnera ou pas la technique mais ne signifiera en aucun cas la réussite de cette dernière. La seule valeur qu’on pourra lui accorder sera davantage psychologique: le fait d’entendre un craquement résonnera comme un soulagement pour un patient adepte de cette manière de travailler et j’oserais même dire que plus le bruit sera fort, plus son contentement sera important.
De nombreux patients me font souvent état du fait qu’ils se font eux-mêmes craquer - la plupart du temps les vertèbres cervicales ou lombaires ou même les doigts - une, voire plusieurs fois par jour pour se sentir bien. Le fait qu’ils aient à reproduire continuellement le même geste pour se soulager montre bien que cela ne corrige nullement les éventuels blocages ou tensions locales, à supposer que le problème se situe à ce niveau…
… Ce qui n’est pas le cas chez une très grande majorité des patients (sinon ils n’auraient pas besoin de venir nous voir bien évidement).
On me demande également si le fait de se faire craquer les articulations abimerait les articulations ou accélèrerait le phénomène d’arthrose (usure du cartilage). Ce dont nous avons parlé plus haut montre que cela ne changera rien en réalité, ni en mieux, ni en moins bien.
Les techniques structurelles ne représentent en fait qu’une partie d’un vaste ensemble de techniques ostéopathiques mais de par leur côté impressionnant ainsi que par la facilité et la rapidité qu’on les praticiens aguerris à ce genre de techniques à les mettre en place, elles représentent pour moi le plus gros cliché inhérent à notre profession. Moi-même je ne suis pas un fervent « craqueur » pour beaucoup de raisons que je détaillerais dans une autre publication.
J’espère avoir été clair par rapport à vos éventuelles interrogations sur le sujet. N’hésitez pas à me poser d’autres questions sur ma page si vous le souhaitez.